Un fardeau invisible
Depuis aussi loin que je me souvienne, des tensions et des maux physiques et psychologiques m’habitaient, sans que je parvienne à les exprimer. La peur de partir en vacances, la peur des autres et du monde, la peur du changement… Un sentiment de vide s’installait dès que je ne travaillais pas, même entouré. En réalité, c’était la peur d’exister et de vivre tout simplement.
Je savais que quelque chose clochait, mais j’avais accepté ces schémas de vie répétitifs sans tenter de m’en libérer. Pourtant, mon corps, cet allié silencieux, a commencé à manifester de plus en plus de souffrance, comme pour me signifier que quelque chose de fondamental n’était pas accepté.

Une blessure profonde
Des années de thérapie comportementale m’ont offert divers diagnostics, convergeant vers une même réalité : je manquais d’amour pour moi-même. Mon mental comprenait les dysfonctionnements, mais une part de moi, tant l’enfant que l’adulte, restait terrorisée.
« Devenus adultes, nous avons tendance à reproduire le monde émotionnel de notre enfance. » – Louise Hay

L’enfance marquée par le rejet
Durant mon enfance et ma pré-adolescence, mon père me rabaissait constamment, me traitant d’imbécile, de raté. Victime de sévices psychologiques incessants, je me suis convaincu d’être sans valeur, inutile. J’avais une immense soif de vivre, mais je ressentais que mon père me poussait à disparaître.
Ma mère, quant à elle, se positionnait comme victime et me sollicitait pour l’aider à affronter mon père. Je me souviens encore des portes qui claquaient, des cris dans la nuit, et d’elle m’appelant à l’aide alors que je n’avais que 6 ou 7 ans. Paralysé par la peur, je me sentais seul dans un monde sans amour. Ce fut le moment où j’ai commencé à refouler toutes mes émotions.
« Nous sommes tous victimes de victimes; nos parents ne pouvaient nous enseigner ce qu’ils ignoraient. » – Louise Hay
Une coupure avec moi-même
Depuis l’enfance, je ressentais un profond manque d’affection et un sentiment d’exclusion. Incapable d’exprimer ma colère, j’ai adopté le rôle du « gentil garçon », me modélant sur les autres pour être accepté. Avec le temps, je me suis coupé de quatre éléments essentiels :
- Mes émotions : Le film Vice Versa m’a fait réaliser que je ne les ressentais plus.
- L’instant présent : J’étais toujours projeté vers le futur avec angoisse ou vers le passé avec culpabilité.
- Mon intuition : Je me comparais aux autres, enfermé dans le jugement.
- Mes désirs : J’avais oublié ce qui était bon pour moi.
Je m’étais oublié, cherchant désespérément une place dans la vie des autres, même si elle ne me convenait pas et me rendait malade.
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