Les ombres du passé
Dans la noirceur de la nuit, je sentais ma solitude et j’avais peur de l’inconnu. Dans la noirceur de mon esprit, des pensées effrayantes tournaient en boucle, m’emprisonnant dans une spirale d’angoisse.
Les souvenirs de mes frayeurs d’enfance refaisaient surface chaque matin, m’accueillant avec leur lot d’inquiétudes. J’entendais encore les voix apeurées de mes parents, qui m’avertissaient des dangers, qu’ils soient réels ou imaginaires. Pour mon père, 20h marquait l’instant où tout basculait dans l’obscurité, peu importe si le soleil brillait encore. Il nous forçait à fermer les volets, à ne plus répondre au téléphone, à nous couper du monde.
Il allait jusqu’à provoquer des conflits pour éviter de partir en vacances avec nous, terrifié par le monde extérieur. Sans s’en rendre compte, il nourrissait ses craintes en s’abreuvant d’images anxiogènes distillées par la télévision. Car oui, les médias, les publicitaires, les politiques et les religions savent jouer avec nos peurs, nous persuadant que la vie est une succession de dangers. Et nous les écoutons, les croyons, laissant l’inquiétude s’immiscer en nous.

« Aujourd’hui, je choisis de dépasser mes limites d’hier. Je suis prêt à m’ouvrir à quelque chose de nouveau. » – Louise Hay
Reprendre le contrôle
Le problème, quand on se laisse dominer par la peur, c’est qu’on lui donne encore plus de pouvoir. Tout me terrorisait : une douleur dans la poitrine devenait une crise cardiaque, un mal de tête se transformait en AVC dans mon imagination. Le pire était que je nourrissais moi-même cette angoisse. Certains jours, je passais des heures à scruter mon corps, cherchant la moindre anomalie, persuadé de découvrir un nouveau cancer. Chaque sensation devenait une menace, chaque inconfort un présage d’un drame imminent.
Mon enfance, marquée par l’insécurité et le manque d’amour, avait laissé des traces profondes. Mais aujourd’hui, en choisissant de cultiver des pensées positives, je fais naître un monde plus paisible, calme, serein et rempli d’amour.
N’attendons pas qu’une dépression ou une maladie grave nous frappe pour prendre du recul et transformer notre perception du monde et de nous-mêmes.

La peur anesthésie notre désir de vivre, notre estime de soi, notre intuition, notre créativité, notre enthousiasme. Elle surgit à la moindre turbulence, bousculant notre équilibre et ravivant nos conditionnements négatifs.
Si nous ne réagissons pas, nous devenons esclaves de nos propres peurs.
Nous les créons nous-mêmes ! Rappelons-nous que toutes ces pensées terrifiantes ne sont que des illusions négatives. Un ami oublie de nous appeler ? Nous concluons immédiatement que c’est de notre faute et nous nous sentons abandonnés ou trahis. (Cliquez ici pour découvrir l’article sur la peur de l’abandon.) Au travail, une remarque anodine suffit à nous faire sentir rejeté, inefficace.
Mais il existe une autre voie : celle du changement de perception. En reprenant le contrôle sur nos pensées, en choisissant de ne plus nourrir la peur, nous pouvons enfin accéder à une vie plus libre et apaisée.
Aujourd’hui, je me connais. Lorsque la peur se présente, je l’accueille et je l’accepte sans la combattre. Je deviens bienveillant et aimant envers moi-même. Je choisis de remettre cette peur aux anges, afin qu’ils la transforment en amour et en sérénité. Je ne suis plus esclave de mes angoisses, mais le créateur d’une vie remplie de confiance et de paix. Niko

